Les maires suivants resteront baucoup moins laongtemps, en moyenne 5 à 6 ans sauf Amédée Ponchet maire pendant 13 ans de 1868 à 1881.
En 1841 C’est Antoine Vezy de Beaufort qui est maire : on parle pour la première fois de la création de la commune de Lagleygeolle sur les communes de Meyssac, Collonges, Sérilhac et Noailhac, d’où la perte éventuelle des villages de Charlat et la Chatie. Le conseil municipal s’y oppose en faiant valoir que les chemins de Lagleygeolle à ces villages sont impraticables tandis que ceux qui les conduisent à Collonge sont très viables :
Les habitants de ces villages, après avoir traversé par des chemins très élevés couverts par les neiges et les glaces en temps d’hiver ne trouveraient à Lagleygeolle ni toit hospitalier qui put les recevoir, ni abri contre la neige, les vents et les pluies qui semblent s’y être donné un rendez-vous perpétuel.
La commune de Lagleygeolle ne sera finalement créée qu’en 1869.
1843 : on ouvre le nouveau cimetière
1848 On reparle de l’horloge ; On se décide à acheter une nouvelle horloge qui se remonte une fois par semaine commandée à Mr Cheymol de Mauriac : 800 f. garantie 10 ans.
1849 : achat d’un tambour, achat d’une maison commune à Anne Salvant. La mairie a enfin un lieu fixe
Pendant tout le siècle, les sujets qui occuperont le plus les conseils municipaux sont :
Je ne vais pas refaire l’exposé sur l’eau à Collonges que nous avions fait avec Mme Guély il y a quelques années.
En bref, au début du 19ème et depuis 40 ans, il n’y avait qu’une fontaine publique au Martet, tout à fait insuffsante.
En 1849, le sous-préfet écrit qu’il serait mieux pour Collonges d’avoir une fontaine construite sur la place publique. Mais la commune n’a pas d’argent et on opte pour la solution la moins onéreuse : la fontaine reste au Martret mais une conduite amène l’eau au centre du village.
8 août 1858 . L’eau est insuffisante, on propose d’établir une conduite prise à l’arrière du champ de foire.
L’eau qui se trouve au chef-lieu de la commune est insuffisante pour les habitants ; les animaux souffrent une grande partie de l’année, et, si malheureusement un incendie éclatait, nous n’aurions aucun moyen de l’éteindre. Il est donc de toute urgence d’aviser au moyen d’alimenter le bourg. Or une source très abondante, située à 1km de distance pourrait donner par jour 770 hectolitres d’eau
On a enfin une deuxième fontaine à Collonges en 1861. Il aura fallu 100 ans pour que le projet aboutisse. L’inauguration de la fontaine donne lieu à des fêtes qui durent trois jours avec feux de joie et tirs de canon.
Hélas ! le 7 janvier 1883 a lieu une séance extraordinaire du conseil municipal. Il n’y a plus d’eau au cimetière grand à la suite d’un éboulement de terrain qui a écrasé les tuyaux. Des réparations urgentes sont nécessaires mais l’on n’a pas d’argent.
En avril 1884, la situation a empirée. Il n’y a plus du tout d’eau dans le bourg.
En décembre 1884, il n’y a aucune amélioration car il n’a pas assez plu. Il n’y a pas plus d’eau qu’au mois d’août. L’eau potable fait complètement défaut, les ruisseaux sont presque à sec. On décide de faire une conduite qui amenerait l’eau de la Baral au cimetière grand. La réception définitive des travaux aura lieu le 7 novembre 1897.
La population de Collonges
On n’a malheureusement pas de recensements réguliers et fiables puisque le premier date de 1906.
On connaît cependant quelques chiffres :
En 1792, 1183 habitants
An 13, population : 1262 h
1852 : 1510 habitants, y compris les militaires
1859 : 900 dans l’agglomération ( ?)
1863 : 1000 dans l’agglomération
Grace aux registres d’état-civil,on peut étudier les variations.